Toujours rapide pour dénicher les derniers mouvements cinématographiques qui sortent de nul part et qui aboutiront probablement à rien, je tombe par l’entremise d’une critique du film Humpday (qui faisait partie de la Quinzaine cette année à Cannes) sur le terme MUMBLECORE. De kossé?
On peut dire que c’est une extension DIY du «nouveau» cinéma «indépendant» américain qui fait des siennes depuis plus d’une vingtaine d’années. Premier signe que ça colle : les cinéastes mumblecore détestent déjà l’appellation.
Prenez des jeunes dans la mi-vingtaine (j’ai 25 donc je me permets de les appeler jeunes), filmez-les avec une caméra numérique pas trop chère ou avec du 16mm, laissez-les parler de leur vie de semi bourgeois blanc post-diplômé universitaire et, surtout, de leurs relations amoureuses. Ces jeunes se connaissent, sont amis, et participent tous à la production du film (des miettes). Les comparaisons avec Rohmer et Cassavetes fusent déjà. Les représentants les plus importants du mouvement (Andrew Bujalski, Aaron Katz, Joe Swanberg) gagnent en expérience et sont courtisés par les studios américains.
Funny Ha Ha de Bujalski est probablement le film le plus connu du lot associé au qualificatif et la bande annonce, pardonnez la montée de lait du blanc bec collégien en moi, me donne envie d’en voir beaucoup plus. Pas étonnant venant du gars qui a a.d.o.r.é. Slacker.
On s’en reparle. Et allez voir la bande annonce de Humpday, l’antithèse de Brüno.
Mon Biquet…
Tu es jeune, et à cause de ta jeunesse je serais tenté de te pardonner bien des choses…
Mais que dire d’un garçon qui ose se définir, comme tu le fais au tout début de ton dernier texte, comme étant “toujours rapide pour dénicher les derniers mouvements cinématographiques qui sortent de nul part et qui aboutiront probablement à rien”? Que dire, sinon que cet bref instant de lucidité t’honore après toutes tes prétentions vaseuses à un certain “journalisme révolutionnaire”…
Hier, ta photo de Ciné-Quizz pour ne pas laisser ta page vide, et aujourd’hui ce “mouvement qui sort de nulle part et qui aboutira probablement à rien”…
Tu dis que tu détestes laisser ta page “sans vie”. Eh bien anime-là! Prends un véritable sujet, défends une position, engages-toi et fais naître un débat, un VRAI: pas ces ti-quizzs pour tizamis, ces extraits de YouTuberies insignifiantes, ces reprises d’articles de la Grosse Presse ou ces plogues pour la Collection Criterion…
Tu n’es pas un imbécile, Jason, loin de là!
Alors pourquoi fais-tu comme si tu ne t’intéresserais qu’à des niaiseries qui “sortent de nulle part et qui aboutiront probablement à rien”. Parce que c’est dans l’air du temps? Parce que ça ne te demandes aucun effort? Parce que tu as peur de prendre une position quelconque?
Ne vois tu pas que ces insignifiances font de ton site le Sahara du Web? Le Trou Noir du Net? Un no man’s land de la pensée, à côté duquel “Call-TV” (le nouveau piège-à-cons de TQS, diffusé le vendredi soir, à 23 heures) ressemble à un lieu d’échanges intellectuels digne du Banquet de Platon…
Oui, je sais…
Tu me diras, si tu t’emmerdes tant que ça ici, pourquoi reviens-tu encore et toujours pour me dire des bêtises? Excellente question…
Peut-être pour la même raison pour laquelle les gens ralentissent sur l’autoroute pour regarder un accident (c’est-à-dire par mélange de curiosité malsaine et de voyeurisme). À moins que ce ne soit pour la même raison pour laquelle les gens explorent les grands fonds marins ou visitent le Désert de Gobi (c’est-à-dire pour l’effet tonique et régénérateur qui accompagne la découverte d’un lieu où la pensée humaine n’a jamais mis les pieds, comme dirait le commandant Patenaude).
Je plaisante (ha, ha!… Euh…).
En fait, la vérité est beaucoup plus simple: un jour, en surfant sur le web, j’ai “googlé” les mots “dissidence” et “Québec” (deux sujets qui m’intéressent vivement) et je suis tombé par hasard sur ton site où… je n’ai trouvé ni l’un, ni l’autre. Alors, j’attends. Et j’espère…
Et je continue d’espérer (c’est une de mes tares, je suis un vieux souvrainiste…), même si la visite de ton site me donne toujours l’impression d’être Ed Harris, dans “The Abyss”, plongeant sans oxygène au plus profond d’un lieu si désert, si abandonné, si dénué de toute pensée humaine qu’il ferait perdre espoir à n’importe quel être normalement constitué…
Tu nous promets de grandes choses pour l’automne. Je pars donc en vacances en ayant l’espoir de t’y retrouver intéressé par d’autres choses que des phénomènes passagers ou le classement des titres de ta vidéothèque par ordre alphabétique.
Le Québec a besoin de pensée, de dissidence et de pensée dissidente. Les trouvera-t-on chez toi, un jour, ailleurs que dans une exergue où tu les affiches pour mieux les ignorer par la suite? Je l’espère sincèrement. Malgré tout…
Bonne vacances :)
L’IMPRÉCATEUR
1. Tu ne fais que t’arrêter sur les extraits de mes commentaires qui sont CLAIREMENT de l’ironie. Tu le sais autant que moi, ou tu fais semblant de rien voir pour la galerie.
2. Ça devient chiant la liberté d’expression quand je dois prendre à chaque fois 20 minutes uniquement pour approuver tes commentaires.
3. J’ai déjà dénoncé le système d’enveloppes à la performance et celui des subventions de la SODEC, merci de t’en inquiéter. Je peux couper les freins de Denise Robert aussi, si ça peut t’aider à dormir cette nuit. Tondre le toupet de Dolan, râper les tatouages de Côté, crever les yeux de Desgagnés, faire sauter l’ONF, saboter les Jutra, enfermer Canuel dans mon sous-sol pis le nourrir à l’année de pain trempe pour l’empêcher d’accoucher à chaque année d’un nouveau film de genre (wow! y s’en fait au Québec!) que je ne laisserais même pas à mon chien le loisir de regarder?
4. Je te lis depuis l’histoire de ATC pis sérieusement, je ne vois pas en quoi ta pensée est si dissidente que ça. Un vieux souverainiste qui pète un câble parce qu’on n’est pas constamment en train de s’obstiner pour savoir qui crie le plus fort. Tu googles «Québec» et «dissidence»? On ne s’ennuie pas un peu? Plus t’écris, plus je me dis que la pensée unidirectionnelle au Québec, tu ne fais rien pour la contrecarrer, tu la renforces en gueulant comme si ta façon «révolutionnaire» et «politisée» de voir les choses était la seule voie possible.
5. À part nommer un film pour agrémenter tes savantes analogies, qu’est-ce que le cinéma pour toi? Une fin ou un moyen? Le cinéma se doit-il d’être politisé, contestateur, engagé, documentarisant? J’aimerais t’entendre un peu, on le sait tous que t’es un wise pis que t’as une bonne répartie, passe à autre chose. Quels sont les cinéastes que t’apprécient, ceux qui collent à ta pensée? Qu’est-ce que tu penses du cinéma québécois des dernières années? Tu veux partir un débat, je suis prêt à te suivre. Mais pour les concours de celui qui pisse le plus loin, je vais te laisser gagner.
J’ajouterais un 6.
Tu as une bonne rhétorique, tu t’exprimes bien, tu soulèves des points qui font certes réfléchir… Mais ton discours s’appuie sur une conception personnelle de la dissidence qui nous reste ici encore floue et, par conséquent, cela affaiblit au plus au point les assises de ton argumentation. Selon ta conception, tout ce qui est discuté ici relève d’une insignifiance qui, probablement de façon amplifiée pour le “show”, t’exaspère au plus haut point. C’est alors à se demander “qu’est-ce qui ne t’exaspère pas?” Et crois-moi, lorsque l’on tente de répondre à cette question; oh crois-moi, on espère tellement ne pas entendre un autre argument d’un souverainiste désabusé qui, de façon détournée (par une belle rhétorique), va toujours finir par avouer que la seule et unique façon de s’affirmer et de régler tous les maux du Québec est par la promotion (par tous les moyens; et parfois de façon détournée) de la souveraineté du Québec. Si ce n’est pas ton cas, à toi de nous prouver que tu mérites bien ton statut de “M. l’autorité du marché de la dissidence”.
Maintenant que tu as notre attention, il faudrait finalement que tu nous dévoiles ton vrai nom, car tes frasques commencent à sentir le réchauffé, du style “je suis frustré mais j’ai pas assez de couilles pour m’affirmer à 100%, donc je me cache derrière un ordinateur, mais regardez-moi, je suis si subversif…”. Fini les stratégies d’évitement à cette simple question. Allez petit trouillard, affirme toi jusqu’au bout. Surprends-nous, comme tu nous dirais si bien.
On attend toujours. Vas-tu te dégonfler? Ça prend du courage pour endosser ses idées et ses propos. Peut-être que c’est quelque chose que tu n’as pas.
Dommage.
En réponse au dernier message de Jason…
Jason Béliveau à écrit, le 11 juillet 2009 à 10:37
1. Tu ne fais que t’arrêter sur les extraits de mes commentaires qui sont CLAIREMENT de l’ironie (ET TES SUJETS MITAINES, GENRE “IDENTIFIEZ CETTE PHOTO”, C’EST DE L’IRONIE AUSSI? SI C’EST LE CAS, TU ES LE MAÎTRE INCONTESTÉ DU SECOND DEGRÉ! L’EINSTEIN DE L’ANTIPHRASE!! LE MOZART DE L’AMPHIGOURI!!!). Tu le sais autant que moi, ou tu fais semblant de rien voir pour la galerie (MAIS DE QUELLE GALERIE PARLES-TU, JASON? TON BLOGUE EST AUSSI PEU FRÉQUENTÉ QU’UN COURS D’ÉTHIQUE AUX HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES…).
2. Ça devient chiant la liberté d’expression quand je dois prendre à chaque fois 20 minutes uniquement pour approuver tes commentaires (C’EST VRAI QUE C’EST CHIANT, LA LIBERTÉ D’EXPRESSION… PRÉFÉRERAIS-TU VIVRE EN DICTATURE ET AVOIR 20 MINUTES DE PLUS POUR DORMIR? SI C’EST LE CAS, TU PEUX FAIRE COMME FARADJI, QUI DÉNONCE LA CENSURE RÉCEMMENT COMMISE SUR LE NET PAR PEDRO ALMODOVAR, DANS UN ÉDITO QU’ELLE PUBLIE SUR LE SITE DE “24 IMAGES” (http://revue24images.com/articles.php?article=868), MAIS QUI A “FLUSHÉ” ALLÉGREMENT UNE QUARANTAINE DE “POSTS” QUAND L’HOMME-QUI-A-FAIT-SA-RÉPUTATION-EN-DÉNONÇANT-LA-CENSURE-DE-CHRISTAL-FILMS LUI A ORDONNÉ DE “NETTOYER” SON BLOGUE. UN BEL EXEMPLE DE L’ÉTHIQUE À GÉOMÉTRIE VARIABLE ET DU SENS DU DÉBAT DUPLESSISTE QUI ANIME LE MERVEILLEUX MONDE DU WEB QUÉBÉCOIS. CECI DIT, TU N’AS JAMAIS CENSURÉ MES “POSTS”, JASON, ET CELA SUFFIT AMPLEMENT À TE DÉMARQUER DES PETITS FASCISTES DU WEB QUI NOUS ENTOURENT…).
3. J’ai déjà dénoncé le système d’enveloppes à la performance et celui des subventions de la SODEC (C’EST VRAI, JASON, MAIS TOUT LE MONDE A FINI PAR LE DÉNONCER, CE FOUTU SYSTÈME, Y COMPRIS MÊME – RÉCEMMENT – CEUX QUI EN ONT POURTANT GRASSEMENT PROFITÉ: FRAPPIER, GENDRON, LAROUCHE ET COMPAGNIE… ALORS, DÉSOLÉ, MAIS TU N’AURAS PAS DE MORCEAUX DE ROBOTS POUR ÇA…). Je peux couper les freins de Denise Robert aussi (ÇA, CE SERAIT VRAIMENT CHOUETTE! MAIS JE CRAINS MALHEUREUSEMENT – SANS VOULOIR TE VEXER – QUE TU NE SOIS PAS ENCORE ASSEZ FORT POUR ÇA. APRÈS TOUT, QUAND DENISE ET ARCAND SONT ALLÉS CHERCHER LEUR OSCAR À LOS ANGELES, C’EST MONIQUE JÉRÔME-FORGET QUI LEUR A SERVIE DE NOUNOU – DENISE S’EN EST MÊME VANTÉ DANS LA GROSSE PRESSE! ALORS JE NE PENSE PAS QUE TU AIS VRAIMENT LE POUVOIR DE LUI “COUPER LES FREINS”, COMME TU DIS. À MOINS D’AVOIR DES “CONNEXIONS” DONT TU NE NOUS AS PAS ENCORE PARLÉ, PETIT CACHOTTIER…). Tondre le toupet de Dolan (ALORS, LÀ, SURTOUT PAS! JE L’AIME BEAUCOUP CE GARÇON ET SON TOUPET AUSSI – IL EST D’AILLEURS UN DES RARES À EN AVOIR ENCORE AU QUÉBEC! IL EST TALENTUEUX, BEAU GOSSE ET PLEIN D’ESPRIT PAR DESSUS LE MARCHÉ…), râper les tatouages de Côté (LÀ, TE GÈNES SURTOUT PAS POUR MOI! MAIS METS QUAND MÊME DES GANTS ET FAIS ATTENTION DE NE PAS ATTRAPER DE MALADIES…), crever les yeux de Desgagnés (MAIS QU’EST-CE QU’IL T’AS FAIT, CELUI-LÀ? ET ELLE TE VIENT D’OÙ, CETTE SOUDAINE RAGE OEDIPIENNE? LE GARS VIENT DE PASSER AU FEU ET TU VEUX LUI CREVER LES YEUX EN PLUS? YOU’RE ONE SICK PUPPY, MY FRIEND…), faire sauter l’ONF (BOF… POUR CE QU’IL EN RESTE… ET PERSONNE NE S’EN RENDRAIT COMPTE, ANYWAY…), saboter les Jutra (INUTILE, ILS SE SABOTENT TRÈS BIEN EUX-MÊMES, CROIS-MOI!), enfermer Canuel dans mon sous-sol pis le nourrir à l’année de pain trempe (DÉCIDÉMENT, T’AS REGARDÉ “AURORE” UNE FOIS DE TROP, MON LAPIN…)pour l’empêcher d’accoucher à chaque année d’un nouveau film de genre (wow! y s’en fait au Québec!) que je ne laisserais même pas à mon chien le loisir de regarder (VOILÀ UNE SUGGESTION INTÉRESSANTE, QUI APPELLE UNE QUESTION QUI L’EST TOUT AUTANT: À SAVOIR, QUELS FILMS LAISSES-TU À TON CHIEN “LE LOISIR DE REGARDER”? AMORES PERROS? MY LIFE AS A DOG? UN CHIEN ANDALOU? CARCASSES?)
4. Je te lis depuis l’histoire de ATC (MOI AUSSI!!! C’EST FOU CE QU’IL AURA RÉUSSI À FAIRE NAÎTRE, CE DÉBAT AVORTÉ… MERCI HELEN!) pis sérieusement, je ne vois pas en quoi ta pensée est si dissidente que ça (MAIS JE N’AI JAMAIS DIT QUE MA PENSÉE ÉTAIT “SI DISSIDENTE QUE ÇA”, MON BIQUET. SEULEMENT QUE JE NE VOYAIS PAS SUR TON BLOGUE LA MOINDRE TRACE DE CELLE QUE TU PROMETS QUAND TU VANTES TON “MAGAZINE CULTUREL DE LA DISSIDENCE”, SON “AFFRANCHISSEMENT D’UNE CERTAINE CRITIQUE UNIDIRECTIONNELLE” ET TON GOÛT POUR LE “JOURNALISME RÉVOLUTIONNAIRE”. C’EST QUAND MÊME PAS DE MA FAUTE SI TON SITE PROMET DES CHOSES QUE TU NE LIVRES PAS…) . Un vieux souverainiste qui pète un câble parce qu’on n’est pas constamment en train de s’obstiner pour savoir qui crie le plus fort (SI JE “PÈTE UN CABLE”, POUR REPRENDRE TON EXPRESSION, CE N’EST PAS POUR SAVOIR QUI CRIE LE PLUS FORT, MAIS PARCE QUE TU TE DONNES DES AIRS DE CONTESTAIRE ALORS QUE TON SITE EST ON NE PEUT PLUS CONSENSUEL. NUANCE…). Tu googles «Québec» et «dissidence»? On ne s’ennuie pas un peu (ÉVIDEMMENT QUE JE M’ENNUIE, COMME TOUS CEUX QUI VIENNENT PERDRE UN PEU DE LEUR TEMPS ICI. D’AILLEURS, SI LE NET SE RETROUVAIT SOUDAINEMENT ABANDONNÉ PAR TOUS LES GENS QUI VIENNENT Y PERDRE DU TEMPS, JE SOUPÇONNE QU’IL SERAIT AUSSI DÉSERT QU’UNE SOIRÉE-HOMMAGE À SERGE LOSIQUE…)? Plus t’écris, plus je me dis que la pensée unidirectionnelle au Québec, tu ne fais rien pour la contrecarrer (LÀ, TU TE TROMPES, MON P’TIT-LOUP! CAR JE FAIS BIEN D’AUTRES CHOSES EN MARGE DE MES STEPPETTES SUR TON BLOGUE. ET CERTAINES PORTERONT FRUITS TRÈS BIENTÔT…), tu la renforces en gueulant comme si ta façon «révolutionnaire» et «politisée» de voir les choses était la seule voie possible (NON, IL Y EN A BEAUCOUP D’AUTRES, C’EST ÉVIDENT. MAIS CE N’EST PAS ICI QU’ELLES SE TROUVENT, COINCÉES ENTRE UN QUIZ GENRE TV-HEBDO ET UNE PLOGUE POUR LA COLLECTION CRITERION. QU’ATTENDS-TU DONC POUR LES EXPLORER? VAS-Y, FONCE!).
5. À part nommer un film pour agrémenter tes savantes analogies, qu’est-ce que le cinéma pour toi (POUR FAIRE COURT, JE DIRAIS QUE C’EST “LA PASSION D’UNE VIE”. MAIS UNE PASSION QUI N’A CESSÉ D’ÊTRE AVILIE PAR UNE INDUSTRIE DE PLUS EN PLUS MERCANTILE, PAR DES ARTISANTS DE PLUS EN PLUS FONCTIONNARISÉS, ET PAR DES “DÉCIDEURS CULTURELS” QUI LAISSENT DES CLOWNS À-PLAT-VENTRISTES (FILIATRAULT, HUARD, GUY A. LEPAGE, EMILE GAUDREAULT ET TANT D’AUTRES…) FAIRE DES FILMS À SIX OU SEPT MILLIONS TOUT EN CONDAMNANT ROBERT MORIN, PIERRE FALARDEAU ET ROBERT LEPAGE À DES BUDGETS DE MISÈRE (QUAND ON NE LES EMPÊCHE CARRÉMENT PAS DE TOURNER!). À TEL POINT QUE CE QUI ÉTAIT JADIS, POUR MOI COMME POUR TANT D’AUTRES, UN REFUGE DE LA MÉDIOCRITÉ AMBIANTE, UN LIEU DE CULTURE ET D’ÉVASION OÙ L’ON POUVAIT PENSER ET VOIR LE MONDE AUTREMENT, EST DEVENU UNE EXTENSION DE CETTE MÉDIOCRITÉ AMBIANTE, UN LIEU D’ABRUTISSEMENT PUBLICITAIRE ET SENSORIEL, UN DÉFILÉ QUASI-ININTÉRROMPU DE SUITES, DE “REMAKES”, DE “REBOOTS’” BASÉS SUR DES SÉRIES TÉLÉ DÉBILES, DES BD, DES JEUX VIDÉOS, DES VIEILLES PATRIMONERIES QUÉBÉCOISES ET AUTRES NIAISERIES ASSORTIES, PROJETÉS ENTRE DEUX DÉFILÉS DE PUBS DANS DES SALLES OÙ ON SE CROIRAIT DANS LES AUTO-TAMPONEUSES DE LA RONDE, AVEC – EN PRIME – LE “PLAISIR” DE VOIR LA GUEULE DE LOUIS-JOSÉ HOUDE OU CELLE DE JEAN-MICHEL ANCTIL SUR UN ÉCRAN DE SOIXANTE PIEDS DE LONGS. ALORS, TU COMPRENDRAS, MON CHER JASON, QUE CE QUI ÉTAIT JADIS “LA PASSION D’UNE VIE” SOIT ÉVENTUELLEMENT DEVENU, POUR MOI COMME POUR TANT D’AUTRES, UN SIMPLE “PASSE-TEMPS” ET UN “PASSE-TEMPS” SOUVENT DÉCEVANT…)
À SUIVRE…
PEUT-ÊTRE…
L’IMPRÉCATEUR
Avant de continuer avec ma réponse à Jason, un mot à Francis…
Je pense que mon “post” précédent (et celui qui suivra) devraient répondre à l’essentiel de tes questions. Restent trois points à éclaircir…
1) Pour ce qui est de la souvraineté (qui semble tant vous déranger, toi et Jason), rassures-toi, je n’en ai plus rien à foutre (difficile à croire, je sais, mais c’est vrai, tristement vrai…).
Pourquoi? D’abord parce que je crois (comme l’a très bien dit Robert Morin) qu’elle doit d’abord se faire entre nos deux oreilles avant de se faire dans la rue. Et comme ce peuple d’Elvis Gratton, d’Earl Tremblay et de Ninon Ouimet ne semble pas en vouloir (dans sa tête ou ailleurs) il me semble évident que je ne la verrai pas de mon vivant (ni vous du vôtre).
Ça vaut d’ailleurs propablement mieux, car quand je vois que ce peuple mitaine, ontologiquement soumis au point de la bêtise la plus crasse, n’a même pas la capacité de s’organiser pour protester la “perte” de quarante milliards par la Caisse de Dépôt et Placement (pour lesquels vous n’avez pas fini de payer, mes cocos, vous, vos enfants et vos arrières-arrières-petits-enfants…), je me dis qu’il n’y a plus rien à espérer de ce peuple (et en ça, je rejoins le diagnostique – qui me semblait jadis défaitiste, mais qui me semble aujourd’hui lucide – de ce cher Denys Arcand, qui a décidé, le soir du référendum, de “passer à autre chose” en voyant la victoire du “Non”. Il ne l’a pas regretté depuis et moi non plus…).
Et rassures-toi encore, mon cher Francis, cela ne m’empêche pas de dormir (d’ailleurs, je sais quels sites fréquenter pour guérir rapidement mes crises d’insomnies…).
2) Pour ce qui est de ma conception de la dissidence, je pense qu’elle doit ressembler à la tienne et à celle de la plupart des gens: dire non quand on le pense, résister à la bêtise et au fascisme autant que possible et cultiver les endroits (comme ce blogue) où il est encore possible de tenir un discours différent de celui des médias institutionnalisés. Ceci dit, j’aime plein de choses (le soleil, la plage, les amis, la bonne bouffe, etc…) MAIS je ne peux pas te dire – ni dire aux autres – que je vois de la dissidence là où je vois du concensus, et qu’il y a un “journalisme révolutionnaire” là où je trouve un quiz photo. Le dire haut et fort en tentant de réveiller ceux avec qui on se sent peut-être d’éventuels atomes crochus, ce n’est pas se prendre pour “Mr. Dissidence”, c’est tout simplement dire les choses comme on les voit (à tors ou à raison) et il me semble que c’est ce que tout le monde devrait faire aussi…
3) Finalement, sur la question de l’anonymat, je ne vois sincèrement pas ce qu’il enlève (ou ajoute) à la pertinence de mes propos. Te sembleraient-ils plus crédibles et courageux s’ils étaient signés Richard Martineau, André Pratte ou Jar Jar Binks? D’ailleurs, cet anonymat (auquel je ne suis pas le seul à recourir, loin de là – lit les deux premiers “posts”, ici, et tu verras Jason s’en prévaloir, lui aussi: https://www.blogger.com/comment.g?blogID=26796487&postID=3444610667985121086) ne te déranges pas quand tu es d’accord avec les propos en question ou quand ils se cantonnent à l’insignifiance qui accompagnent tant de commentaires sur le web LOL!
L’anonymat me sied, me sert et continuera à me servir, pour mes travaux sur ce site et sur bien d’autres. Mais un jour, oui, je me révèlerai, je te le promets…
En attendant, tu devras te contenter de m’appeller…
L’Imprécateur (ou “Vous savez qui” comme “vous savez qui” a choisit de m’appeler…)
Suite de ma réponse au dernier message de Jason…
Jason Béliveau a écrit le 11 juillet 2009 à 10:37
5. À part nommer un film pour agrémenter tes savantes analogies, qu’est-ce que le cinéma pour toi? Une fin ou un moyen? Le cinéma se doit-il d’être politisé, contestateur, engagé, documentarisant (JE DIRAIS “TOUTES CES RÉPONSES”, AUXQUELLES J’AJOUTERAIS AUSSI: DIVERTISSANT, STIMULANT ET “AIDANT À VIVRE UN PEU MIEUX, SI POSSIBLE”)? J’aimerais t’entendre un peu, on le sait tous que t’es un wise (DANS LE SENS RÉAL BÉLAND OU DANS LE SENS DALAÏ-LAMA?) pis que t’as une bonne répartie (MERCI! LA TIENNE S’AMÉLIORE LENTEMENT MAIS SUREMENT!). Quels sont les cinéastes que t’apprécient, ceux qui collent à ta pensée (EN VRAC, FELLINI, MORIN, PASOLINI, GROULX, TRUFFAUT, JUTRA, BERTOLLUCI, COSTA, VAN SANT, ARCAND, HOU HSIAO HSIEN, ANTONIONI, FASSBINDER ET DES CENTAINES D’AUTRES – AUTEURS MÉCONNUS INJUSTEMENT OUBLIÉS, FAISEURS MODESTES ODIEUSEMENT MÉPRISÉS ET TÂCHERONS QUASI-ANONYMES MAIS POURTANT MÉMORABLES POUR UN OU DEUX FILMS D’AUTANT PLUS REMARQUABLES QU’ILS RESTENT MÉPRISÉS PAR LES ARBITRES DU BON GOÛT QUI PRÉSIDENT EN FESTIVALS, DANS LES CINÉMATHÈQUES, EN REVUES OU SUR LE WEB… – BREF, TOUS CEUX QUI ONT MIS LEURS TRIPES, LEUR RAGE, LEUR AMOUR OU LEUR PEINE SUR UN ÉCRAN, ET QUI M’ONT AMENÉ AILLEURS POUR ME FAIRE VOIR LE MONDE DIFFÉREMMENT. TOUS CEUX DONT LES FILMS SONT DEVENUS DES COMPAGNONS DE VIE, DÉBATTUS PASSIONNÉMENT ENTRE AMIS, ACCOMPAGNANT MILLE BONHEURS ET ÉPREUVES, ET TOUS CEUX QUI – DE TARKOVSKI À WOODY ALLEN – SONT ENCORE CAPABLES DE ME FAIRE OUBLIER UNE PEINE D’AMOUR OU UN MAL DE DENT À QUATRE HEURES DU MATIN. C’EST PRÉCIEUX, D’AUTANT PLUS QUE C’EST DEVENU TRÈS RARE…)? Qu’est-ce que tu penses du cinéma québécois des dernières années (ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz À PART QUELQUES EXCEPTIONS BIENVENUES: LES DERNIERS MORIN, À L’OUEST DE PLUTON, LE RING, LA FACE CACHÉE DE LA LUNE, MANNERS OF DYING, TOUT EST PARFAIT… RIEN DE GÉNIAL, JE TE L’ACCORDE, MAIS QUELQUES LUMIÈRES DANS LA GRANDE NOIRCEUR D’UN CINÉMA QUI – CINQUANTE ANS APRÈS “LE SURVENANT”, “AURORE” ET “SÉRAPHIN” A TROUVÉ LES MOYENS DE FAIRE REVIVRE “LE SURVENANT”, “AURORE” ET “SÉRAPHIN”. “VIANDE À CHIEN”, INDEED…)? Tu veux partir un débat, je suis prêt à te suivre (CHOUETTE, ALORS LIT BIEN LES SUGGESTIONS DE SUJETS QUE JE T’ENVERRAI D’ICI UNE SEMAINE. À TOI ET À TES LECTEURS DE VOIR SI VOUS Y TROUVEREZ MATIÈRE À DÉBATS…). Mais pour les concours de celui qui pisse le plus loin, je vais te laisser gagner (MERCI! MAIS RASSURE-TOI: MON SENTIMENT D’”INSÉCURITÉ” – NATIONALE OU AUTRE – NE SE SITUE PAS À CE NIVEAU-LÀ…).
L’IMPRÉCATEUR
P.S.: PUISQUE JE NE T’ÉCRIRAI PAS AU COURS DES PROCHAINS JOURS, TU PEUX TE DIRE QUE TU VA GAGNER UN BON DEUX HEURES DE SOMMEIL SUPPLÉMENTAIRE (20 MINUTES À APPROUVER MES COMMENTAIRES, MULTIPLIÉ PAR SIX JOURS = DEUX HEURES DE SOMMEIL!!!).
COMME QUOI ÇA PEUT ÊTRE CHOUETTE, PARFOIS, LA DÉMOCRATIE…
Lâche pas Jason, c’est quand même un visiteur stimulant, non?
On dira ce qu’on voudra, c’est quand même dommage l’anonymat. Disons que ça enlève de la saveur. Par exemple, si on apprenait que vous, l’Imprécateur, étiez un réalisateur, un scénariste, un acteur ou encore un ancien d’Objectif, de 24 Images ou du Voir ou que sais-je d’autre, ce serait quand même très différent comme rapport. J’imagine que vous avez vos raisons, quelque chose à y perdre ou tout simplement rien à y gagner personnellement. Tenez par exemple: «LÀ, TU TE TROMPES, MON P’TIT-LOUP! CAR JE FAIS BIEN D’AUTRES CHOSES EN MARGE DE MES STEPPETTES SUR TON BLOGUE. ET CERTAINES PORTERONT FRUITS TRÈS BIENTÔT…» Je suis curieux de voir ce que ce sera, mais comment savoir que l’Imprécateur sera derrière tout ça?
On a une petite (très bonne) idée de la véritable identité de notre sympathique invité. On ne veut quand même pas trop s’avancer (et gâcher notre plaisir). Le plus drôle c’est qu’il serait originaire, comme Francis et moi, de la Gaspésie.
Il serait du même village que Francis (Nouvelle – 2000 habitants)! Le monde est petit vous dites?
Et l’étau se resserre.
De nouvelle? :o ahah OMG! :)
On trouve des trucs intéressants quand on lit en diagonale:
«Te sembleraient-ils plus crédibles et courageux s’ils étaient signés Richard Martineau, André Pratte ou Jar Jar Binks?»
Si tu étais Richard Martineau, je prendrais même pas la peine de lire en oblique. Alors oui, ça pourrait changer quelque chose à notre intérêt.
Alors là, tu me déçois, Jason…
Quelques jours à peine après avoir dit que tu étais prêt à me suivre si je lançais un débat, voilà que tu annonces à tes lecteurs (oui, à vous quatre!) que tu es sur ma piste (Ouille!), que tu vas bientôt me démasquer (Ouch!), que “l’étau se resserre” (Brrrrrr…….).
Moi qui pensait que tu étais sérieux quand tu disais vouloir discuter, je découvre que tu ne cherches qu’à me traquer et à me démasquer. Mais pourquoi donc, mon biquet?
T’intéresserais-tu plus au messager qu’au message? Apparemment oui… Alors, puisque c’est comme ça, commençons par une petite mise au point…
Mes commentaires ici ne sont pas “anonymes” puisqu’ils sont signés sous un PSEUDONYME.
Les imbéciles n’y verront peut-être qu’un sophisme, mais il s’agit pourtant d’une distinction fondamentale. Car “anonyme” (du grec “anonymos”), ça veut dire “sans nom, sans identité reconnaissable”. Or, un pseudonyme, c’est – au contraire – un nom tout à fait reconnaissable (Apollinaire, Noisette Sociale, Tom of Finland ou Jean Narrache) même si c’est un nom différent de celui qui nous est officiellement attribué.
Un pseudonyme, c’est George Sand (Amantine Dupin), Le Corbusier (Charles Édouard Jeanneret), Trotsky (Lev Davidovitch Bronstein) ou Le Frère Untel (Jean-Paul Desbiens). Et il n’y a aucune raison pour que l’utilisation d’un pseudonyme vous dérange. Aucune…
Après tout, quelle différence est-ce que ça peut faire que Nelly Arcand s’appelle Isabelle Fortier? Que les photos de Brassai aient été prises par Gyula Halasz? Ou que “Being John Malkovich” ne soit pas réalisé par Spike Jonze mais par Adam Spiegel?
Est-ce que ça change vraiment quelque chose à votre appréciation des films de Léos Carax de savoir qu’il se nomme en fait Alex Dupont? Est-ce que Céline nous semble vous ou moins anti-sémite lorsque vous apprenez qu’il s’appelait Louis Destouches? Et croyez-vous que le Colonel Tom Parker aurait plus ou moins fourré Elvis si tout le monde avait su qu’il se nommait vraiment Andreas Cornelis van Kuijik?
À moins que vous ne fassiez partie des gens qui ne se sont mis à apprécier les films de Franz Walsch qu’une fois qu’ils ont découvert qu’il s’agissait d’un des pseudonymes de Fassbinder? Ou à aimer “J’irai cracher sur vos tombes” quand ils ont su que Vernon Sullivan était en fait Boris Vian? Ou encore à lire les romans d’Émile Ajar quand ils ont découvert qu’ils étaient en fait écrits par Romain Gary (qui s’appelait en réalité Roman Kacew)?
Et toi Francis, qui trouve qu’”il faut du courage pour assumer ses opinions”, crois-tu vraiment que Lénine, Ho Chi Minh et Malcolm X (qui affichaient tous des pseudonymes) en manquaient?
Pas évident, hein?
Par contre, il est clair que vous en sauriez moins sur les secrets de la politique américaine sans le “Primary Colors” d’un certain “Anonymous”. Et que vous auriez sans doute une image plus angélique de Richard Nixon sans les révélations d’un certain “Deep Throat”.
Alors, que voulez-vous (comme dirait le Très Honorable Jean Chrétien – un homme, un vrai, avec un nom franc, simple et honnête, qui ne cache rien… du moins, en apparence)…
Il y a, que ça vous plaise ou non, une grande tradition de l’usage du pseudonyme dans les arts, les communications et la politique. Et, ça n’a jamais dérangé que les chasseurs de sorcières (“Are you now or have you ever been?”), les méchants de bande dessinée (“Allez, enlève ton masque, Batman!”), et les imbéciles qui ont besoin de savoir qu’un film est sigé, disons, “Denis Côté” pour savoir quoi en dire (“Carcasses, c’est une proposition pointue. C’est un films qui dépasse le “j’aime ou j’aime pas”. C’est un film qui blablabla, zzzzzzzzzzz, etc…, etc…, etc…).
Alors qu’est-ce que ça peut vous faire que je m’appelle Madame X, Dr. No, Ixe-13, The Electrifying Mojo ou Le Soldat Inconnu? C’est quand même pas comme si vous étiez en ligne avec Mafiaboy ou Unabomber, me semble! Mais pour Jason, oui, c’est apparemment la même chose…
Car au lieu de discuter, d’échanger ou de débattre d’un des nombreux sujets abordés au fil de mes commentaires (l’inadmissible censure chez ATC et ailleurs, le rôle que devraient jouer les blogues dans la lutte contre la pensée consensuelle, la marginalisation de Falardeau, Morin et Robert Lepage par nos “décideurs culturels”, l’évolution de la notion de cinéphilie dans un monde où le cinéma n’est plus qu’une marchandise de plus…), bref, au lieu de faire ce que ferait normalement quelqu’un qui affirme avoir le goût de l’échange et de la discussion, Jason joue les “boss de bécosses” et annonce triomphalement à ses lecteurs (oui, toujours vous quatre!) que “l’étau se resserre” (J’ai peur! Au secours!! Arrête, Jason, stop, je t’en supplie!!!).
Pauvre garçon…
Et d’ailleurs (amusons-nous un peu…), qu’est-ce que tu ferais si tu me “démasquais”, Jason? Me paraderais-tu dans les rues de Daisy Town, couvert de plumes et de goudron? Dévoilerais-tu aux habitants de Gotham City ma “véritable identité” (quitte à risquer un procès en diffamation s’il y a erreur sur la personne)? Ou me dénoncerais-tu au Grand Tribunal de l’Inquisition Planétaire du Web pour avoir… pour avoir… Pour avoir quoi, au fait?
Mis des “ZZZZZZzzzzzzzz” à quelques endroits bien mérités sur ton site? Dis que “Simon Dor Encore Et Toujours”? Ou osé profiter de ton “magazine de la dissidence” pour exprimer quelques idées, que j’ai formulé sans la moindre menace ou violence?
Ah oui, c’est ça: j’ai dû exprimer des idées…
Pauvre Jason! Je te plains sincèrement, tu sais…
Car si “L’étau se resserre”, ce n’est pas autour de moi, mais autour de ton site et de ses limites de plus en plus évidentes. Car tu viens de prouver une fois de plus que ton blogue n’est pas un lieu de débat et dissidence, mais qu’il est – au contraire – allergique au dialogue et à la discussion.
Et c’est bien dommage, car le jour où le NSA annexera une fois pour toutes les bases de données de Google et de Yahoo, et où il sera à même de surveiller et de contrôller TOUTES les communications sur le Web, vous regretterez l’époque où vous aviez la chance de vous exprimer librement sur le cinéma, la société et le monde. Et vous la regretterez d’autant plus que vous l’aurez gaspillé à jouer à des jeux insignifiants, à échanger des platitudes sur des banalités, à vous envoyer des LOL, des OMG et des Smileys…
Mais me voilà encore en train d’exprimer une idée. S’cuse-moi, Jason, je l’ferai plus!
Ou en tous cas, je ne le ferai sans doute plus ici, car tenter d’amorcer une discussion dans ce no man’s land de la pensée, c’est comme arroser du béton en espérant faire pousser des fleurs. C’est comme faire du bouche-à-bouche à une momie. C’est comme dialoguer avec un mur…
À chaque fois que je reviens sur ton site, Jason, j’ai l’impression de guetter le mouvement de l’aiguille des heures sur un cadran. De suivre une partie de mini-putt jouée par des vieillards aphasiques. De voir un homme-grenouille marcher sur des oeufs au ralenti, sous l’eau. Bref, j’ai l’impression – c’est désormais une certitude – de perdre mon temps. Et mon temps, je vais désormais aller le perdre ailleurs que sur ce babillard abandonné.
Je te quitte donc, mon cher Jason, non pas parce que j’ai peur d’être “démasqué” (continues à me chercher en Gaspésie, mon p’tit-loup, continue…), mais tout simplement parce que ton dernier “post” montre clairement que tu es de ceux qui cherchent à contrôler les échanges plutôt qu’à les favoriser. Et parce qu’il devient maintenant on ne peut plus clair qu’il n’y a strictement aucun échange à avoir ici…
Aux autres âmes en peine (oui, encore et toujours vous quatre!) qui viennent parfois perdre un peu de temps ici, je dis “à bientôt”, car vous me retrouverez ailleurs, essayant d’échanger où c’est encore possible. À moins que je décide tout simplement de partir mon propre blogue (tiens, v’là une idée!).
Quand à toi, Jason, je te souhaite bonne chance quand même. Après tout, tu es jeune, ton blogue est sans doute appelé à évoluer et peut-être – qui sait? – que toute cette histoire t’auras servie à quelque chose…
Sans rancune. LOL, OMG :)
L’Imprécateur
Intéressant votre distinction entre anonyme et pseudonyme. Puisque ce n’était pas à votre avantage, vous avez toutefois homis l’étymologie de pseudonyme : «pseud(o)-, Élément, du gr. pseudês «menteur» (V. Faux, 1, I, 3)» «pseudonyme, 1. qui écrit sous un faux nom. 2. Dénomination choisie par une personne pour masquer son identité.»
Faux nom, masque. Moi, je vous l’accorde.
Il faudrait aussi étendre la réflexion à la différence entre anonyme et pseudonyme sur le web. Pendant très longtemps, recevoir une lettre anonyme d’insulte et lire un livre pseudonyme était deux choses bien distinctes. Pourquoi? Parce que dans la plupart des cas, le texte pseudonyme avait en quelque sorte été validé, corrigé, voire censuré, mais surtout endossé par un éditeur avant d’être publié, que celui-ci connût vraiment ou non l’identité réelle de l’auteur. Sur Internet par contre, et particulièrement dans les commentaires d’un blogue, quelle est la valeur du pseudonyme? Quelle est sa différence réelle avec l’anonymat? Avouez que ce n’est pas du tout la même chose que dans les exemples que vous citez. La seule personne qui peut valider à ce moment là, c’est l’auteur du blogue.
Ça n’empêche pas que ça demeure un excellent moyen d’amorcer des débats, mais sa valeur est assez limitée dans les commentaires de blogues; on l’a très bien vu sur ATC. Les identités et les discours des nombreux ano-pseudonymes ont fini par s’emboutir, se télescoper et se phagocyter de telle sorte que c’était devenu incohérent.
Au fond, on s’en fout que Stalker soit le «vrai» Antoine, de toute manière qui est vraiment Antoine? Certainement pas celui du web. Mais au moins, grâce à l’espace blogger nécessitant un mot de passe, on sait que c’est bien le Stalker qui tient ce blogue depuis 2006 qui écrit, assurant ainsi une certaine cohérence.
Finalement le meilleur moyen d’avoir un pseudonyme crédible sur le web est d’avoir un espace protégé. À quand votre blogue L’Imprécateur?
Et désolé pour les fautes, du genre «homis». C’est affreux.
Tu parles d’injustice à propos de Lepage, Morin et Falardeau. Je suis d’accord lorsqu’il est question des difficultés des deux premiers avec le financement de leurs films. Lepage a au moins la chance de s’exprimer librement dans d’autres domaines (le moulin à images et Le Dragon bleu ces deux dernières années).
Je serai le premier à donner plus d’argent à Morin, que je considère comme l’un des cinéastes les plus importants en ce moment au Québec. Morin par contre n’attend pas les autres pour faire ses films, il sort dehors avec sa caméra et crée. Ce n’est pas les barrières posées par les institutions qui vont l’empêcher de proposer sa vision du monde.
Pour ce qui est de Falardeau par contre, qui n’a pas fait grand chose depuis 15 février 1839, il y a bientôt de ça dix ans, je ne trouve pas qu’il fait pitié, mais pas une seconde. À l’entendre, il est trop dangereux, trop real pour que l’État lui laisse une caméra (TNT) dans les mains. Déjà dans son texte assommant Denis Côté, il commence par « Il y a quelques années, quand on me laissait encore faire des films, Denis Côté se prenait pour un critique de cinéma au journal Ici. » Falardeau, la seule personne qui l’empêche de faire des films, c’est lui-même, pas le Canada anglais, pas les flancs mous de fonctionnaires à la solde des corporations, par la Reine d’Angleterre, pas Radio-Cadenas comme il aime si bien le dire, pas la SODEC ou TELEFILM, mais lui-même. C’est bien plus facile de se plaindre et de jouer au martyr non? Après avoir chié trois Elvis Gratton, je le trouve assez mal placé pour faire des leçons de cinéma aux autres. Politisé, souverainiste, polémique, important et nécessaire? Certain! Cinéaste de talent? Il ne m’a pas encore convaincu.
Tu n’étais pas en vacances toi? Ça doit être plate rare pour que tu préfères passer ton temps ici à accoucher d’interminables monologues, que je lis maintenant plus par respect de la liberté d’expression que tu surveilles comme un chien de garde enragé (bouclier qui rend infaillible apparemment) que par intérêt profond.
Parce que ta réponse risque de ressembler à toutes les autres.
Comme quoi les reconsidérations ne se font que d’un bord.
À mon tour d’aller prendre des vacances.
En réponse aux commentaires de Jason et d’Antoine…
Pour ce qui est de toi, mon biquet, tu as raison sur une chose au moins: je devais effectivement partir en vacances cette semaine, mais j’ai été forcé d’annuler mes plans à la dernière minute, car ton redoutable étau s’est resseré au point de m’obliger à déménager en catastrophe de ma Nouvelle natale et d’abandonner ma Gaspésie bien aimée pour toujours. Mais dès que j’aurai complété mon déménagement (j’hésite encore entre Pyongyang, Waxahachie et Ouagadougou), j’irai prendre moi aussi des vacances bien méritées à Laval…
Pour ce qui est de ton dernier message, je ne m’y attarderai pas longtemps (il n’en vaut pas tellement la peine, honnêtement…), sinon pour te dire que si Falardeau ne tourne pas, c’est VRAIMENT à cause de Téléfilm et de la SODEC. Tu en doutes certainement aujourd’hui, mais tu en auras la preuve au cours des prochaines semaines. Et tu verras alors que les “paranoïaques” comme lui ont parfois raison, et que la censure d’état est une réalité bien concrète dans un pays où l’on préfère donner des fortunes à “cinéastes” qui n’ont rien fait et qui n’ont rien à dire – Ken Scott, Marie-Loup Wolfe, Sophie Lorain, Émile Gaurdeault, tout ça rien que cet été… – plutôt que de laisser le cinéma à des gens qui ont quelque chose à dire et à montrer. Si tu ne vois pas ça, Jason, c’est que tu as vraiment besoin de prendre de loooongues vacances, et comme je t’ai beaucoup embêté ces dernières semaines, je te les souhaite sincèrement bonnes et reposantes.
Passons aux choses sérieuses, maintenant…
Comme Jason me reproche (et il n’a pas complètement tors, je l’avoue) “d’accoucher d’interminables monologues”, j’essairai d’être bref et d’aller à l’essentiel…
Dans votre message, Antoine, vous dites que l’utilisation du pseudonyme “demeure un excellent moyen d’amorcer les débats”. C’est ce que je croyais, moi aussi, mais j’étais naïf…
Car ces débats, il faut bien que quelqu’un les relance une fois qu’ils ont été lancés. Et mon expérience sur ce blogue (comme l’incident ATC et bien d’autres événements, trop nombreux pour être évoqués ici) montre bien à quel point la prise de parole est encore difficile au Québec, que ce soit sur le Web ou ailleurs.
Est-ce par peur de la controverse? Par conformisme idéologique? Par crainte inconsciente de représailles ou d’être “démasqué”? Mystère… Mais l’évidence de ce refus (ou de cette incapacité?) à débattre est là – massive, accablante, incontestable.
Plus loin, vous évoquez l’incident ATC. Et vous faites bien, car je pense que cet incident a révélé bien des choses, en effet…
Je vous accorde volontiers que “les identités et les discours nombreux ano-pseudonymes ont fini par s’emboutir, se télescoper et se phagocyter”. Mais je pense tout de même, contrairement à vous, qu’il est ressorti de tout ça plusieurs choses pertinentes et révélatrices.
Par exemple, le fait qu’Helen justifie ses nombreuses “plogues” offertes à ses amis en expliquant que ceux-ci la remerciaient dans leurs films et que c’était donc, pour reprendre son expression savoureuse, “donnant-donnant” (une formule qui relève plus, comme le remarquait quelqu’un, de l’échange de services et du commerce que de la critique…)
Ou encore du fait que Denis Côté, “l’homme qui a fait sa réputation en publicisant son banissement des projections de Christal Films”, appelle son amie à censurer son blogue – ce qu’elle a fait illico (ce qui ne l’a d’ailleurs pas empêché de plublier, deux semaines plus tard, un édito sur le site de “24 images” dénonçant la censure pratiquée par Pedro Almodovar sur SON blogue – comble d’ironie, d’aveuglement et d’hypocrisie).
Sans parler du silence suspect qui a suivi ce débat avorté, que presque tous les blogueurs ont évoqués mais que presque aucun a osé commenté.
Et quand je vois, par exemple, YvanLeTerrible répondre à un des rares blogueurs (vous, mon cher Antoine) qui ait osé reprendre le texte de Falardeau sur Côté, en vous disant “Tu espères quoi, Antoine, à part provoquer?” (comme si le simple fait d’offrir un autre point de vue face au consensus pro-Côté était en soi une provocation!), je me dis que le goût du débat est aussi fort sur le Web que dans la Grosse Presse.
Mais revenons-en au coeur de votre message, Antoine. Vous dites que ma défense de l’utilisation du pseudonyme ne s’applique pas tout à fait aux réalité du Web d’aujourd’hui (je simplifie, mais si je ne le fais pas, Jason va encore me chicaner, alors simplifions). Je dirais, grosso modo, qu’il y a effectivement une différence. En fait, l’analogie idéale (mais je l’ai évitée car je savais qu’elle semblerait forcément prétentieuse à certains…) est l’emploi des pseudonymes par les membres de la résistance en temps de guerre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit: résistance contre le pensée consensuelle, contre le discours crasse et épais du commerce dominant, contre le silence complice et complaisant de tous – y compris parfois le mien, car nous sommes tous, vous comme moi et moi comme vous, tenaillés par cette peur diffuse, cette crainte de l’action, cette hésitation à s’engager dans la lutte aux imbéciles, aux puissants et aux prétentieux, qui tirent leur seule force de notre silence soumis.
Mais une résistance s’organise, lentement mais sûrement. Et j’écris “une” résistance, car il y en beaucoup d’autres possibles… Possibles, souhaitables et bienvenues. Et si l’idée de cette résistance en fait sourire certains, tant mieux: l’humour est une de nos armes et ils découvriront bientôt à quel point elle peut être redoutable.
Vous me demandez si L’Imprécateur aura bientôt un blogue; la réponse est non. Car une cible fixe est beaucoup plus facile à atteindre…
L’Imprécateur et ses amis (car nous sommes quelques uns à finalement mettre en oeuvre les plans mollement fantasmés au fil des ans, autour d’innombrables cafés) adapteront leurs présences et leurs actions aux besoins du moment. Et ne fourniront pas à leurs éventuels ennemis le bénéfice d’une adresse fixe, ou d’une identité électronique, à démasquer (comme le fût tristement cette pauvre “Noisette Sauvage” – “googlez” son nom si vous voulez en savoir plus sur les périls de l’identité électronique à notre époque)…
Ceci dit, j’en profite pour remercier sincèrement Jason d’avoir permis à ma parole de s’exprimer ici pendant quelques semaines. Malgré nos petites chicanes, il s’est avéré un hôte respectueux et cordial et, en guise de remerciement, je ne compte plus l’importuner à l’avenir (à moins évidemment qu’il ne m’interpelle à nouveau, dans quel cas je reviendrai s’il le désire vraiment…).
Mais rassurez-vous, Antoine, L’Imprécateur ne disparaîtra pas pour autant. Je peux même vous annoncer qu’il se manifestera très bientôt. Et vous comprendrez alors parfaitement son besoin de pseudo-anonymité, de même que le sens de son action (qui se répendra lentement mais sûrement)…
En attendant, il va aller prendre les vacances bien méritées dont il parlait plutôt à Jason. Et il m’a autorisé (on s’entend vraiment bien, lui et moi) à vous en souhaiter de très bonnes à vous aussi.
D’ailleurs, nous en aurons tous besoin, car l’automne sera animé, croyez-moi…
L’Imprécateur
Cher monsieur l’Imprécateur, mon commentaire
chez Antoine auquel vous faites référence était
malheureux, j’en conviens. Mais vous omettez
de dire que je me suis ravisé après.Si j’avais pu
le retirer et revenir en arrière…
Évidemment le mal était fait, sauf qu’on commet
tous des boulettes émotives un jour ou l’autre,
au moins une fois dans sa vie virtuelle.
J’ai écrit cela sous le coup de l’impulsion tout
de suite après lecture du billet de Falardeau;
ça m’arrive d’être impulsif et de céder à l’émotion
mais il ne faudrait pas me prendre pour un
éteignoir à débat pour autant puisque
j’y ai contribué de manière significative
par la suite sur le billet d’Antoine,enfin je l’espère.
On dit que la parole s’en va mais que l’écrit
reste; je mets ma phrase-boulette dans la
première catégorie car on parle souvent
sur les blogs, même si c’est de l’écrit…
M’enfin, j’ai lu avec intérêt vos interventions
ici et ailleurs sans y prendre part.
Il y a des fois où j’estime qu’être observateur
est plus “profitable” qu’être participant.
De cette façon distanciée,j’apprends parfois
à mieux connaître les intervenants qui
m’apparaissent censés,complexes et
stimulants. Je suis d’accord avec Antoine
à propos du débat avorté chez ATC.
Comment ne pas discréditer un blogueur
lorsqu’il utilise de multiples pseudos
qui se télescopent, même si le résultat
est révélateur en bout de ligne?
Je dis pas un pseudo ou deux maximums,
mais quand ça change à tous les jours,
on finit par se dire qu’il y a un problème
d’identité et de crédibilité quelque part parce
qu’on se demande toujours,-malgré la pertinence
des propos- “Pourquoi se cache-t’il”?
On est pas dans un pays Big Brother
is watching you! Quoique par moments…
L’argument du “Lisez le message, non pas
le messager” est fort, mais discutable.
La curiosité identitaire l’emporte parfois
sur tout, mais pas dans votre cas parce que
vous avez toujours été pertinent ici.
Moi je me cache pas,mais je sais ce que
ça comporte de risque.
Perso, je me fous de savoir
qui vous êtes à l’heure où j’écris ces lignes
puisque vous avez dit vous-même que vous
vous révèleriez tôt ou tard.J’en prends note.
Jusqu’à preuve du contraire s’il y a,
je croirai que vous êtes homme de parole.
En attendant je remercie Jason d’avoir permis
tout ceci chez lui, et vous invite à venir chez moi
quand bon vous semblera pour vous exprimer
en toute liberté, respectueuse.
Vous avez soulevé bien des sujets qui
m’intéressent et publierai bientôt un billet
à cet effet.
Yvan L. (vous savez qui ;-)
Merci, mon Terrible, de m’avoir aiguillé ici: ce sont deux heures de ma vie que je ne reverrai pas!
Ha ha!
C’est crissement bien écrit, et la symphonie articulée par ce boomer d’Imprécateur et Jason et Antoine et peut-être même Simon est musique à mes oreilles…
L’Imprécateur, comme tu sais, on pourrait le sortir de l’étang et le crisser dans la chaloupe et l’assommer avec la rame, mais ce serait dommage. Tant qu’il ne nous appelle pas mon biquet ou mon p’tit loup il est ok.
Jason et Antoine sont de jeunes hommes intègres et brillants à l’évidence, et malgré toute ma répugnance de quadragénaire à en convenir, je dois tonitruer que ce vieux connard de Boomer qui se plaint de ne pouvoir initier un débat alors que ces gars-là n’ont fait que ça me scie!
Lui se figure qu’il a tout à perdre et rien à gagner à s’identifier, il les regarde à travers la lunette du temps, s’imaginant qu’ils ont tout à gagner et rien à perdre. Il a beaucoup de courage pour les risques qu’il exige d’eux. C’est le Boomer total: idéaliste, désenchanté, instruit, condescendant, compatissant, patient, terrifié et plein de marde.
Ils en ont cinq, lecteurs, astheure, Boom Boom.
«Je ne suis pas un blogeur, mais j’écris l’équivalent d’un encyclopédie pour aveugle en prônant ce que je déplore via un blog.»
- L’impécrateur, le militant paradoxal entre deux eaux.