“It’s not the truth I seek It’s just a mockery”. Si vous saviez comment les Wipers ne nous fournissent pas une moquerie en nous proposant Over The Edge. J’adore Is This Real? Et croyez-moi, je jubile juste à penser que je vais pouvoir écouter Youth of America à la fin d’une journée éprouvante au travail ou à l’école. Ce sentiment de défoulement assez intense atteint alors son apogée lorsque je branche finalement mes écouteurs et que j’entends « Romeo meo ro WOUUUU ». J’ai définitivement l’impression d’avoir Greg Sage déguisé en Alan Vega juste à côté de moi.
Pourquoi présenter Over The Edge? Tout simplement parce que c’est un classique! Un classique punk qui a su mettre les bases musicales, créatrices et idéologiques, non pas seulement à la relève grunge de Portland (Hazel, Jr. High, Heatmiser, etc.), mais aussi à un bon nombre de superstars du début des années 90. Notre cher ami Cobain citera d’ailleurs les Wipers comme étant, à l’époque, une des majeures influences de Nirvana. Courtney Love se chargera quant à elle de reprendre Over The Edge (la chanson) sur je ne me souviens plus exactement quel EP ou single en je ne sais plus exactement quelle année (je ne suis malheureusement pas un fan de Hole)… O.K. après une recherche rapide, voici la référence en question : “Over the Edge,” Slanged, City Slang, 1992 also appears on Eight Songs for Greg Sage and the Wipers, Tim/Kerr, 1993, and Fourteen Songs for Greg Sage and the Wipers, Tim/Kerr, 1993.
Quoi qu’il en soit, Over The Edge nous fournit une bonne dose de réalité directement dans les oreilles. L’album débute avec Over The Edge, enchaînée par Doom Town et So Young. Et bang, voilà le mal de vivre qui s’installe. Non pas parce que nous avons affaire à quelque chose d’inintéressant ou de fade, mais bien au contraire, car nous nous retrouvons avec de la musique qui nous connecte directement avec le côté sombre de notre existence. Le fait que pratiquement l’ensemble des chansons sur l’album sont uptempo a cependant pour effet de ne pas nous engouffrer dans un irréversible mood ultra dépressif qu’un album de Corrupted, par exemple, peut provoquer. Nous faisons davantage face ici à un album qui joue très bien son rôle d’album culte; un album artistiquement intéressant qui évoque une panoplie d’émotions lors de l’écoute.
Sans plus ni moins, écoutez-le!
Over The Edge :
Parution en 1983 sur Brain Eater et TRAP Records
Tracklist :
1. “Over the Edge”
2. “Doom Town”
3. “So Young”
4. “Messenger”
5. “Romeo”
6. “Now Is the Time”
7. “What Is”
8. “No One Wants an Alien”
9. “The Lonely One”
10. “No Generation Gap”
11. “This Time”
On fait déjà de l’auto promotion espèce d’opportuniste!
Mon album préféré des Wipers restera toujours Is This Real?
Tu as raison! aux poubelles la référence! haha